SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE DE L'AUBE

Communication de M.Arnaud Baudin ,
membre résidant,
le 18 mai 2018

Le sort des reliques de Clairvaux de la Révolution à nos jours.
À la veille de la Révolution , le trésor de l’abbaye de Clairvaux constitue sans aucun doute l’un des ensembles les plus importants d’Occident, tant par la quantité de ses restes saints que par la qualité des pièces d’orfèvrerie qui les contenaient. Durant toute la période moderne, les abbés en font dresser des inventaires permettant d’en connaître le détail avant que, entre 1789 et 1793, les reliquaires ne soient détruits et l’essentiel de reliques dispersées. Pendant cette période, pourtant, un homme mène une véritable opération de sauvegarde de ces reliques, dom Louis-Marie-Rocourt, le dernier abbé de Clairvaux élu par la communauté en 1784. L’action de dom Rocourt était déjà connue mais, à l’aune d’un document inédit conservé à l’abbaye de Cîteaux, cette action s’avère largement sous-estimée. Il s’agit d’un procès-verbal d’authentification par l’évêque de Châlons en mai 1825 d’une quinzaine de reliques issues du trésor de Clairvaux et destinés au couvent de soeurs augustines de la cité épiscopale.

Monastère de Saydnaya en 2001 (Syrie).

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