SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE DE L'AUBE

Communication de Mme Marie-Dominique Leclerc,
membre associé,

le 18 mai 2018

Pierre de Provence et la belle Maguelonne
dans la Bibliothèque bleue troyenne
En 1846, Claude Fauriel, dans son Histoire de la poésie provençale, écrivait à propos du roman Pierre de Provence, qu’il était encore populaire dans plusieurs pays. Et
d’ajouter : « en français, il fait partie de la Bibliothèque bleue ; il se lit dans toutes les chaumières, se vend à toutes les foires ; mais déplorablement mutilé à chaque réimpression, il est réduit aujourd’hui à quelques misérables feuillets, qui n’en sont plus qu’un débris ».
C’est à l’histoire de cette dégradation textuelle que je vous convie au travers des impressions troyennes du roman entre le XVIIe et le XIXe siècle. Et l’on verra que ce manque de soin éditorial a touché également l’iconographie du roman.
Ces éditions ont cependant continué à nourrir l’imaginaire des lecteurs, qu’ils soient modestes acheteurs ou collectionneurs lettrés comme Charles Nodier qui écrit, vers la mi-XIXe siècle : « Il n’y a point de cœur si blasé qui ne tressaille encore au nom de la belle Maguelonne et son doux ami Pierre ».

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