SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE DE L'AUBE

Communication de MmeGeneviève Ravel ,
membre associé,
le 15 juin 2018

Ervy-le-Châtel, Henri, Philippe, Jeanne et Charles : un monde qui se meurt.
Au cours du règne de Charles VI, deux puissantes factions veulent gouverner au nom du roi fou : celle du duc Louis d'Orléans, frère du roi ; et celle de son cousin Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Après un semblant de conciliation, Jean sans Peur fait assassiner le duc d'Orléans en 1407.
Ce meurtre marque le début de luttes féroces. Le fils du défunt, Charles, étant marié à la fille du comte Bernard d'Armagnac qui prend fait et cause pour son gendre, ses partisans sont appelés Armagnacs, ceux de Jean sans Peur restant naturellement les Bourguignons. Chaque faction espère alors l'appui des Anglais qui imposent leur domination par le traité de Troyes de 1420, année où Ervy accueille Charles VI et Henri V, roi d’Angleterre et futur roi de France.
Après la mort de ces derniers, les troubles s’intensifient et Ervy, ballotée entre Armagnacs et Bourguignons, échoit à Blanche d’Évreux, qui fait hommage aux Anglais. En 1429, en route pour se faire sacrer à Reims, le futur Charles VII tente vainement d’obtenir le ralliement de la cité qui ne se soumet qu’en 1431. En 1433, les Bourguignons s’emparent d’Ervy qu’ils détruisent. Il faut attendre le traité d’Arras de 1435 pour qu’Ervy revienne au roi de France, et la mort de Blanche dÉvreux en 1442 pour que ce retour soit définitif. Dès lors, la paix revenue, il faut songer à reconstruire alors que pointent des temps nouveaux.

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