« Dans un album de 800 pages, daté du 17 novembre 1918, portant 19 934 signatures, les élèves des écoles primaires publiques du département de l’Aube saluent leurs camarades de l’Alsace et de la Lorraine et se félicitent de leur retour dans le giron français. »

Après avoir rappelé les circonstances de l’édition de ce document, M. Humbert en présente le contenu puis détaille le parcours de ses instigateurs : Eugène Fromont (1858-1936), éducateur hors pair qui s’est notamment investi dans le soutien aux blessés de guerre ; Armand Privé (1860-1937) à la carrière d’enseignant exemplaire, très investi dans les activités associatives et qui fut un maire de Troyes apprécié, de 1929 à 1935.

« La Champagne est un plat pays : c’est la source étymologique qui le dit !

Mais à y regarder de plus près, force est de reconnaître que son territoire est très vallonné : tertres et monts vont former un relief particulier qui n’a pas échappé aux cartographes : ils l’ont représentée sitôt les premiers signes caractéristiques développés, avec les premiers calculs du nivellement associés.

Ainsi nous pouvons parcourir le terrain de notre beau département de l’Aube pour relever quelques points cotés aux dénominations aussi diverses que  variées – et parfois même avec quelque surprise dans leur appellation – qui atteste la présence de quelques hauteurs dûment répertoriées comme telles sur leur territoire communal. »

À la suite de cette introduction, notre collègue se livre à une présentation détaillée des éminences du département.

Col de Laval sur la commune de l’Huître
Table d’orientation de la colline Ste Germaine à Bar-sur-Aube
Tables d’orientation sur les hauteurs de Chavanges

Après la mort d’Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, en 2021, M. Francis Tailleur s’est demandé quels étaient les Compagnons de la Libération liés au département de l’Aube. Il en a identifié 7 : Pierre Brossolette, Robert Galley, Georges Guingouin, Louis Nicolas, Jean Pompei, Jacques Sevestre, Gabriel Thierry. Dans cette communication, il s’attache plus particulièrement à retracer le parcours de ce dernier.

Né en 1896, Gabriel Thierry devient cadre à la Compagnie des chemins de fer de l’Est où il est également syndicaliste. Après la défaite de 1940, il entre en résistance, participe activement à la lutte clandestine, prenant notamment part à de nombreuses opérations de sabotage de trains.

Après la guerre il sera co-fondateur du journal Libération-Champagne, maire de Sainte-Savine, membre et président du Conseil général de l’Aube. En 1946, Il est élevé au rang de Compagnon de la Libération. En 1962, Il reçoit la cravate de commandeur de la Légion d’honneur. En 1972 sa mort soulève une grande émotion dans la population et les hommages sont unanimes pour saluer le grand résistant et l’élu local.

Gabriel Thierry maire de Sainte-Savine
Gabriel Thierry parmi les résistants élevés au rang de compagnon de la Libération
Images du film La Bataille du rail René Clément – 1946
Premier numéro de Libération Champagne du 13 octobre 1944 avec la photo de Gabriel Thierry